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TOURISME ET BONHEUR

 

le-bonheur

« La sobriété heureuse »

Numéro 130. Novembre 2010

Cette expression relevée dans le dernier ouvrage coécrit par Edgar Morin et Patrick Viveret, intitulé « Comment vivre en temps de crise », pourrait bien faire florès. A l’heure où la zone euro est de plus en plus chahutée, et que la sortie de crise demeure une illusion collective, il est clair que nos pays n’ont plus d’autre choix que de faire contre mauvaise fortune bon cœur.
 

Sans pour autant devenir décroissants, et cesser totalement de consommer, nous n’avons plus qu’à rationnaliser nos achats et à lutter contre le gaspillage. Une injonction acceptable et en partie acceptée dans la mesure où celle-ci a été moulée dans les habits du développement durable.
 

Mais, la responsabilité écologique seule ne suffisant pas à justifier des restrictions, plusieurs rapports dont le rapport Stiglitz, ont démontré que l’argent ne faisait pas le bonheur, dépassé un certain revenu.

 

Si bien que, pour convaincre nos concitoyens de l’avénement d’une nouvelle ère, il semble bien que ce soit du côté de la philosophie que provienne l’offensive la plus insidieuse. En effet, n’avez vous par remarqué que d’un magazine à l’autre, les rédactions s’entendent à redécouvrir la sagesse des philosophes antiques et de ceux des Lumières ?

D’Epicure à Jean Jacques Rousseau, on célèbre l’art de vivre sobrement, loin des excès et de la débauche liés à l’accumulation de richesses. Bouddha aussi est convoqué à la barre des illustres avocats d’une vie simple, passant par « la voie du milieu », donc par celle qui invite à résister aux désirs inutiles et à trouver l’harmonie dans la mesure et l’équilibre. 
Faisant du Jardin d’Epicure l’eldorado dans lequel nous sommes tous conviés à lutter contre les extravagances du matérialisme, en satisfaisant nos désirs « nécessaires et essentiels » comme la faim, la soif ou le sommeil, au détriment des désirs non nécessaires et non essentiels que sont l’accumulation de richesses, les essayistes et les journalistes semblent avoir choisi une nouvelle plaidoirie qui, affublée des oripeaux de la mode, de la tendance, du « boboisme » rend plus aimable l’atmosphère de faillite dans laquelle nous sommes désormais contraints de vivre.

 

Encore une preuve : le numéro spécial de Courrier international : « Vivre léger » ou un article du journal Le Parisien, rappelant que « l’argent ne fait pas le bonheur » à propos de la parution du Portrait social de la France de l’Insee… Et, ce n’est probablement qu’un début !

Sommaire N°130

Veille-comportements

Le grand bazar du bien-être : Nouvelle offre, nouveaux clients -2 fiches-
En matière de bien-être, l’offre n’en finit pas de se démultiplier. A raison. Car les adeptes représentent un marché non seulement de plus en plus vaste mais également de plus en plus hétérogène, dont les aspirations dépassent le contenu sémantique et touristique originels du concept. Valeur montante dans la palette du bien-être, la beauté, le bio, mais aussi le bonheur tout simplement !

Les enfants sous influence : activités culturelles et gouvernances familiales

Si l’école continue d’exercer une influence déterminante en matière d’acquisition de connaissances, la famille constitue toujours, surtout pour les enfants les plus jeunes, un médiateur important notamment en matière d’activités extra scolaires, de type artistique ou sportif.
Mais, le filtre familial dépend de la composition de la famille et du genre de gouvernance établie par les parents. Pour éclairer les acteurs du tourisme, nous avons analysé les caractéristiques comportementales des parents vis à vis de leurs enfants. Elles permettront de leur confirmer, si besoin en était, que, malgré de points communs générationnels, tous les enfants ne sont pas logés à la même enseigne quand il s’agit d’aborder des sorties culturelles, hors école.

L’homo-turisticus et sa complexité : de la nécessité de l’étudier de prés

S’adapter à des comportements généraux, c’est bien ! S’adapter à des comportements pluriels, finement observés et analysés, c’est tellement mieux. A l’heure où les comportements s’individualisent, le secteur touristique ne peut plus fonctionner sur des idées reçues !

Veille-produits

 

Les nouvelles nuits : l’offre touristique nocturne en mutation
Depuis que Paris a réalisé qu’elle était devancée par des capitales comme Barcelone Londres, Berlin… Rien ne va plus dans le landerneau de la nuit et dans celui du tourisme de la capitale. Car, la nuit constitue une offre indissociable du tourisme diurne. Mais, au royaume des ombres, des mutations importantes sont  à l’œuvre qu’il s’agit de comprendre avant d’en faire la promotion…

Veille-prospective
 

Des journaux sans journalistes ? Fin annoncée de la presse touristique
Malgré le malaise structurel dont la presse papier est victime, on voit apparaître régulièrement de nouveaux magazines de voyages. D’une facture élégante voire luxueuse, ces magazines témoignent-ils de la vitalité du secteur touristique ou du contraire ? Dans un monde en plein bouleversement, la deuxième hypothèse est à envisager… Qu’en sera-t-il donc de l’information touristique ? 

Veille-marchés

Le tourisme européen en mouvement ? Entre stabilité et nouveauté -2 fiches-
Il n’est jamais inutile de refaire le point sur les déplacements de nos compatriotes et des Européens. A l’heure où Eurostat et l’OMT publient leurs dernières données, et que la France publie « les Chiffres clés du tourisme », l’exercice permet de remettre les pendules à l’heure et de freiner les discours inflationnistes ou alarmistes que l’on entend ici et là. Lesquels finissent par mal s’orienter et l’opinion et les professionnels eux-mêmes !

 

2 thoughts on “TOURISME ET BONHEUR

  1. Paulo Salvador

    Bonjour Josette
    J’ai besoin de vous contacter. Je suis brésilien, que habite a Paris. Je fais partie du comité organisateur du plus grand Forum du Tourisme brésilien le forum Pan Rotas que auras lieu en Mars 2011
    avec plus de 1 000 participants. Je voudrais savoir de votre intéresse de participer comme intervenant.
    Merci de me contacter sur le portable 0638958793 ou le mail paulo.salvador@sciences-po.org
    Cordialement

  2. Josette SICSIC

    bonjour, je viens de voir votre mail… désolée, je n’avais pas vu…

     

    oui, je peux intervenir mais quelles sont les coditions du voyage ?

    je peux parler en anglais, français, espagnol

    appelez moi bien à vous

    josette sicsic 0614479904

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