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UN TOURISME SOLIDAIRE A LA FRANçAISE

Sommaire 137

Mai-juin

 

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Un autre tourisme solidaire : Le tourisme associatif 

 

Dans une actualité plus préoccupée par les grands déballages et le voyeurisme, dans un monde médiatique tout aussi prompt à l’autocritique qu’à la peinture du sensationnel, dans un univers enfin où la vitesse a remplacé la réflexion, il n’est guère de place pour célébrer les grandes idées et se remémorer l’histoire. Sans avenir, nous n’essayons même plus d’avoir un passé.

Pourtant, le secteur des vacances et notamment cette exception touristique bien française qu’est le tourisme associatif, compte parmi les acteurs illustres de certains grands combats nés de l’après guerre qui ont contribué à l’édification d’une aventure humaine digne de survivre.

Réunis en Bretagne pour leur congrès, les membres de l’Unat ont pu le prouver, tout en ayant à débattre une nouvelle fois des problèmes désormais endémiques qui minent leur secteur ; notamment en matière de restauration d’un patrimoine exceptionnellement bien situé mais frappé par le vieillissement.

D’une part, ils continueront à protéger leurs valeurs altruistes et solidaires qui, à la lumière de quelque 60 ans de développement économique, social et touristique, se révèlent plus que jamais conformes à l’air du temps.

D’autre part, ils se maintiendront sur des territoires parfois enclavés sur lesquels leurs 1500 hébergements entretiennent une animation et surtout prés de 20 000 emplois.

Enfin, ils amélioreront la qualité de leurs prestations grâce à une écoute permanente de leurs clientèles et une prise en compte des grandes causes, notamment la protection de l’environnement.

Pourtant, la partie n’est pas facile. La crise économique n’en finit pas d’amenuiser les ressources des vacanciers, l’état, malgré la création d’un fonds –le TSI- destiné à financer la modernisation- n’en finit pas de transférer aux régions de lourdes charges financières, tandis que, parmi d’autres maux, force est de constater que le secteur ne se développe quasiment plus dans un pays où le foncier vient à manquer…

Reste que cette idée généreuse qui a su se concrétiser, s’adapter et entraîner dans sa mouvance des milliers de professionnels et des millions de vacanciers, doit survivre et démontrer que le tourisme solidaire, éthique, moral, responsable que l’ensemble de la presse va célébrer, admirer, louer, quand il touche quelques milliers à peine d’individus dans des pays émergents, est aussi de notre monde.

A quelques pas de chez soi, les vacances solidaires existent, se portent bien, et mieux, font l’objet d’une réflexion permanente afin d’obéir à leur impératif majeur : les vacances pour tous.

Demeurent quelques lourdeurs bureaucratiques liées à un système, et surtout une image en panne de modernité, notamment à cause d’une sémantique désuète… Alors que le tourisme associatif aurait tout intérêt à se positionner comme un « tourisme responsable et solidaire » à la française, pour gagner la faveur des médias et démontrer son sens de l’innovation !

 

Veille-marchés

– Etre ou ne pas être « pauvre » : Le calcul du bien-être  

 

 A l’heure où le tourisme social s’interroge, et où le taux de départ en vacances, ne s’annonce pas parmi les plus optimistes, il n’est pas inintéressant de revenir sur la question des revenus réels de la population française. Mais, il est tout pertinent de prendre en compte ce que l’on appelle aujourd’hui couramment : le bien-être subjectif ! Une notion qui devrait permettre de corriger la vision que l’on peut avoir de l’état réel de la société et de ses comportements vacanciers.

 

 

Veille-comportements

Vacances : une démocratisation en panne : des habitudes figées -2 fiches-

Les temps heureux où tout le monde partira en vacances ne sont toujours pas arrivés. Quelle que soit l’enquête exploitée cette année, les départs des Français stagnent voire régressent. Et cela, malgré la fin proclamée de la crise économique !

En matière de comportements vacanciers, on ne peut pas dire non plus que les mutations soient majeures. Globalement, d’une année sur l’autre, les estivants européens, se montrent plutôt fidèles à leurs habitudes !

 

Veille-tendances

-Les Greeters : mais qui sont-ils ?

Le tourisme commercial est de plus en plus concurrencé, on l’a dit, par un tourisme non commercial animé par des particuliers. Après avoir évoqué les « couch surfers », nous nous sommes intéressés aux « Greeters », des bénévoles prenant en main la visite de leur ville. Avec des motivations diverses qu’il est bon de connaître.

-La subjectivité en question : quand l’âge est devenu subjectif

La consommation de masse, on l’a bien compris, est en phase terminale. De plus en plus segmentée, la population se dissimule dans des niches d’autant plus difficiles à cerner qu’elles ne dépendent pas de critères objectifs.

 

Ainsi, en matière d’âge, mieux vaut admettre que les curseurs se déplacent de plus en plus vers nos jeunes années.  Une complication de plus pour les acteurs du marketing touristique.

 

Veille-produits

– Libertinage, amour et tourisme : produit de niche ou de masse

Le dernier rendez-vous de l’Afest avait pour thème « amour et tourisme ». Tout un programme ! Surtout lorsque le débat porte sur les capacités des opérateurs à mettre en place une offre correspondant aux envies des vacanciers de baser leur séjour sur un sentiment réel, partagé ou fantasmé !

 

Veille-prospective

– Humain, trop humain : l’usage immodérée de la technologie peut nuire

La dernière journée d’étude consacrée à l’office du tourisme du futur, par Atout France, a permis de faire le point sur le juste dosage entre outils d’information numérique et outils traditionnels. Une bonne occasion de remettre l’humain au centre du dispositif et d’éviter si possible les égarements technologiques.

 

– La lecture dématérialisée en question

Les imprimeurs n’ont pas la vie facile. De toute évidence, le papier perd du terrain. Notamment dans le secteur touristique où le poste édition a longtemps constitué le deuxième poste de dépense après le fonctionnement. Dans l’époque transitoire que nous vivons, les interrogations suscitées par la dématérialisation se bousculent.

Mais, qu’en est-il surtout de la lecture et de la compréhension de la surabondance d’informations qui se déversent sur nous ?

 

 

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