Touriscopie

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TOURISCOPIE. N° 155. Février 2013

 

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Si l’économie réelle table sur une croissance zéro, et si l’industrie touristique occidentale n’a pas le moral au beau fixe, l’ « économie » de la connaissance si elle était quantifiable, tablerait pour sa part sur des records !

Les Echos par exemple viennent de mettre en ligne des données concernant la situation économique de la quasi majorité des pays de la planète. Et bien entendu, ces données consultables à la minute et ouvertes à tous sont gratuites. Comme celles de n’importe quelle entreprise publique ou privée d’ailleurs, comme celles de l’Insee, l’Ined, comme celles d’Eurostat, de l’Onu, de la Banque mondiale, de l’OMT… Et pour qui est polyglotte, le tsunami d’informations disponibles sur le Web atteint des sommets.

… L’heure de ce que l’on nomme les « open data » ou « big data » a bel et bien sonné, constituant l’une des révolutions les plus importantes de ce millénaire. Oui, nous pouvons tout savoir. Oui, nous sommes connectés en permanence à une bibliothèque planétaire. Oui, la connaissance qui plus est, en temps réel, est à portée de clicks. Mais, en sommes nous conscients ? Et qu’allons nous faire de cette manne ?

 Pour le moment, la plupart des études consacrées à ce sujet restent balbutiantes. Pourquoi ? Parce que le cerveau humain a du mal à digérer autant de données et que nul ne sait si l’homme s’habituera un jour à jongler avec ce savoir infini qui pourrait faire de lui un surhomme !

 Comme les autres, le candidat au voyage n’échappe pas à ce raz de marée. Chaque jour, la technologie lui présente ses dernières trouvailles et de nouveaux canaux de distribution d’informations dont il n’a peut-être pas vraiment l’utilité : non seulement, on lui propose de connaître en détails la configuration de l’aéroport où il atterrira mais aussi celle de l’hôtel où il séjournera et du bistrot où il pourra se restaurer… Est ce bien utile ?

Pire ! Durant son séjour, des flux d’informations sur l’actualité de son pays le poursuivront alors qu’il voulait justement oublier, tout oublier, pour faire une pause et se donner l’occasion de penser !

 

… Le divertissement permettait à l’homme du XVII ème siècle, selon Pascal, d’échapper à l’ennui. Les excès de l’information entraînent l’humanité post moderne à cesser de rêver. Et c’est sans doute bien pire !

 

 

Veille comportements

• Changement de paradigme : La consommation alternative gagne du terrain

Il ne fait plus aucun doute que les modes de consommation ont changé, de façon irréversible. En effet, tous les signaux faibles que nous avons pu détecter ces deux dernières années, se sont transformés en signaux forts. D’observations qualitatives capables de repérer une tendance, on est passé à des études quantitatives capables de confirmer et quantifier des phénomènes nouveaux en matière d’être et d’avoir, indiquant si besoin en était, que nous sommes entrés dans une nouvelle ère, et probablement pour longtemps. Tous les domaines sont concernés y compris le tourisme.

 • Esquisse d’un touriste « mainstream » version 2013

 Veille tendances

 • 2013 : Des big data aux long data : Le capitalisme cognitif ne connaît pas la crise ?

La pénurie n’est pas également partagée par tous les secteurs. Pendant que, sur le plan économique, la crise poursuit ses ravages entraînant ici et là de nouveaux comportements, sur le plan de l’information, il n’en est pas de même. La technologie permet aujourd’hui de déverser des milliards d’informations dont on se fait que faire. Comme tous les secteurs, le tourisme est touché.

 • La campagne fantasmée : Le tourisme vert à l’épreuve de la modernité  – 2 fiches-.

L’étude que la Datar a réalisée sur les clientèles de l’espace rural intéresse une majorité de professionnels du tourisme. A raison. Pourtant, elle n’est pas révolutionnaire. D’hier à aujourd’hui, les attentes des amateurs de campagne ont peu changé. En revanche, la campagne continue de changer… Comment ? L’ouvrage du sociologue Jean Pierre Le Goff « Le village d’hier » pose cette question récurrente et insoluble.

 • Le tourisme politique entre en agences : Le touriste politique le suivra-t-il ?

Si l’évocation d’un voyage à l’étranger est pour beaucoup synonyme de dépaysement, de plaisir et de détente, pour d’autres, il est l’occasion de saisir les différents enjeux politiques, culturels et historiques d’une destination. Ce concept original de voyages, que l’on nommera voyages géopolitiques, est exploité par certaines agences qui en ont fait leur spécialité. Néanmoins, cette manière de voyager est assez marginale, et loin de représenter le comportement des Français, généralement plus frileux et pas toujours très concernés par ce qui se passe autour d’eux.

• Entretien avec Vincent Geisser, politologue spécialiste du Maghreb.

 

Veille marchés

• Les Russes, un marché délicat : le choc des images et de la culture

 Attirer des touristes vers une destination n’a jamais été qu’une simple affaire de marketing. Encore faut-il que le déclic se fasse entre autochtones et visiteurs. Ce qui n’est pas toujours évident. Le marché russe qui pour notre seul pays est estimé à 600 000 personnes, en est une vivante illustration.

 

Tourisme de l’infidélité : marché de niche ou de masse ?

Il est des niches de marchés non exploitées ou mal exploitées par les professionnels du tourisme ! Lesquelles ? Au risque d’en choquer certains, le marché de l’infidélité mérite toutes les attentions !

 

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