Touriscopie

AU DELA DE LA GRANDE HISTOIRE

TOURISCOPIE. N° 166. MARS 2014

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  Les tout récents grands événements ayant marqué l’actualité sont plus éloquents qu’ils n’y paraissent. Pour qui sait lire entre les lignes, l’annexion de la Crimée par un président russe sans scrupules démontre que la carte du monde n’est pas aussi stable qu’on ne les croie et que les institutions internationales n’effraient pas grand monde. Elle nous dit cependant aussi que la Crimée, Côte d’Azur de l’ex. Union Soviétique, est peut être prête à renouer avec sa vocation touristique historique… Mais, mauvaise nouvelle, les mesures de rétorsion de l’U.E contre la Russie pourraient priver bien des destinations de leurs touristes russes…

Quant à la disparition d’un avion et de ses 250 passagers, elle nous apprend que bien que l’on soit traqué par les puces de nos téléphones portables et cartes de crédit, nous n’en sommes pas moins susceptibles de nous faire happer par de mystérieux trous noirs… Elle nous dit aussi que des touristes chinois visitent désormais massivement la Malaisie. Laquelle multiplie ses efforts promotionnels vis à vis de ce marché. Mais désormais, les choses seront sans doute plus compliquées.

Dans un autre genre, la mise en place d’une journée de circulation alternée afin de lutter, avec retard certes, contre les micro particules d’une pollution atmosphérique endémique, en dit beaucoup sur les menaces environnementales sur la santé publique. En filigrane, cette mesure soulève les problèmes d’une capitale en proie à une circulation abusive à laquelle les autobus de tourisme ne se privent pas de contribuer. On le redécouvre ! Tandis que les touristes se voient confrontés à un nouveau danger. Les émeutes qui secouent Istanbul et ont secoué Bangkok sont aussi les signaux perpétuellement au rouge émis par des destinations au fort potentiel touristique mais dans lesquelles la démocratie peine à s’installer… Doit-on les fréquenter ?