Touriscopie

L’ETAT DU MONDE EN QUESTION

TOURISCOPIE; N°172-17.  Novembre 2014

intro

  • Pour rester sur l’écume de l’information touristique, notons par exemple qu’Amazon s’apprête à se lancer dans la réservation d’hébergements touristiques. Ce qui va plaire aux responsables des OTA ! Notons aussi qu’avec 64,8 millions de passagers, easyJet réalise en 2014, une progression de 13,1% de son bénéfice net, qui s’est établi à 450 millions de livres contre 398 millions de livres il y a un an. Voilà de quoi plaire à Air France !Remarquons encore qu’Airbnb s’apprête à lancer un magazine en papier de 128 pages : Pineapple. Une bonne nouvelle pour la presse touristique traditionnelle ! Mais, comme il y a une justice, Airbnb commence à être victime de hackers capables de publier de fausses offres et de détourner les clients vers des sites clandestins pour leur dérober leurs informations bancaires !Pourquoi ne pas noter encore que, dans leur dernier baromètre, la Fevad et Mediamétrie ont révélé que seuls 19% des Français ont l’intention de partir en vacances pendant les fêtes de fin d’année. Lesquels resteront à 79% en France et ne seront que 31% à réserver leurs vacances auprès d’un professionnel.
  • Autre exemple, remarquons que les touristes chinois consomment de plus en plus en Allemagne. Une destination qui, de toutes façons, monte en puissance, avec une progression annuelle régulière de 5% de ses nuitées. Notamment en provenance des pays du Golfe dont les nuitées s’élèvent à 1,3 millions !De son côté, dans l’actualité généraliste, ce sont certainement les performances du petit robot Philae qui ont le plus émerveillé l’humanité tandis que la barbarie de la guerre 14 rappelée à grand coup de commémorations l’a tout autant épouvantée que les exactions actuelles des djihadistes en Syrie ou celle des narcotrafiquants mexicains. Une violence enfin commentée par la presse européenne, après la disparition de 43 jeunes étudiants.
  • Dans tous les domaines, notre époque veut que les informations se bousculent et que l’état d’urgence ne se lève jamais. Les médias doivent publier des nouvelles et les lecteurs doivent les absorber le plus vite possible. Quitte, dans le meilleur des cas, à n’en retenir que la surface. Quitte, dans le moins bon des cas, à les déformer.… Mais pire, au delà de l’information, il y a la « rumeur » qui dit n’importe souvent quoi mais se répand à la vitesse du Web et à celle du déficit de mémoire qu’affiche l’opinion. Ainsi, la rumeur veut que le monde d’aujourd’hui aille mal. Certes, il ne va pas bien. Mais, va-t-il plus mal qu’hier ? Est-il donc plus dangereux pour le touriste ? Et quels pays précisément sont aujourd’hui les plus menaçants ?Au milieu du tumulte médiatique, nous nous sommes penchés sur les 40 dernières années de l’histoire géopolitique de la planète, afin de vérifier si la nostalgie du monde d’hier était fondée. Et qu’avons nous découvert ? Que nous vivions bel et bien au cœur d’une caverne hantée par des ombres.