Touriscopie

GRÉCE : LE DROLE D’ÉTÉ 2015


thessalonique

Juillet 2015. Chronique

Rarement destination aura été à ce point sous les feux de l’actualité. Depuis plus d’un mois, le pays des dieux fait non seulement les unes mais il déchaîne les passions. D’une part, les « contre » un état irresponsable qui a dilapidé les euros qu’on lui prêtait en toutes sortes d’extravagances dont un stade olympique aujourd’hui en grande partie inutilisé.

De l’autre, des « pour » qui défendent coûte que coûte le sauvetage de cette petite nation de 11 millions d’habitants à laquelle l’humanité doit tant. Car, la Grèce n’est pas l’Islande ni la Finlande, la Grèce est le cœur de la civilisation européenne sur laquelle s’est bâtie l’Europe dans ce qu’elle a de plus raffiné : arts, philosophie, culture. La Grèce c’est à la fois Delphes et Olympie mais c’est aussi Platon et Socrate, Epicure et Aristote. Autant de philosophes que l’on se plaît à redécouvrir tant leur sagesse nous semble contemporaine voire éternelle. La Grèce c’est encore Euripide, Orphée, la guerre de Troie, Ulysse et l’Odyssée, Ariane et son fil, Achille et son invincible talon. La Grèce, ce sont enfin des oliviers et des vignes, des « rois et des chèvres éparpillés sur du marbre » comme l’écrivait Jean Giraudoux… sur des territoires arides, morcelés en centaines d’îles dispersées sur la plus éblouissante des mers : la mer Egée. Autant de richesses qui ont fait de ce pays une destination pas comme les autres. Une de celles auxquelles on consacre tous ses rêves, toutes ses vacances et beaucoup de son talent pour tenter d’apprendre sa langue, sa culture, sa cuisine… Il est fascinant de constater à quel point, les héllénophiles sont nombreux en Europe et dans ce grand pays de diaspora qu’est l’Amérique.