Touriscopie

L’INSOUTENABLE LÉGÉRETÉ DE L’ÉTÉ

images-2Septembre 2015. N° 180

Libéralisation de l’autocar, ouverture des magasins dans les zones touristiques… L’été français a été marqué par une série de petits faits qui ont insensiblement modifié son visage touristique. Le tout, sur un fond de ciel bleu quasiment ininterrompu qui a réjoui l’ensemble des vacanciers et confirmé qu’une météo au beau fixe demeurait le principal critère de satisfaction touristique. Ciel bleu égal vacances réussies. Il n’y a décidément rien de bien nouveau sous le soleil !

Pendant qu’un peu partout dans l’Hexagone, on pavoise, produisant d’ores et déjà et avant même la fin de l’été, des statistiques de fréquentation positives, le ciel n’a pas été partout sans nuages. Les battements de l’aile du papillon ont bel et bien créé des remous sur un ensemble de secteurs : comme l’agriculture et l’élevage, toujours victimes des excès de la politique agricole européenne. Comme la crise grecque qui, loin d’être résolue, oblige le pays à vendre ses bijoux de familles, en particulier ses aéroports et déjà quelques plages, mais a fait bondir le tourisme hellénique rallié par toutes sortes de sympathisants. Que dire également de la tragédie de migrants sur les côtes et les routes européennes qui laisse nos pays totalement décontenancés… Que dire enfin, comme à l’habitude, de ces actes terroristes insensés qui ont touché la Tunisie et assassiné son tourisme, qui touchent l’Afrique et le Moyen Orient tous les jours, qui tuent à Bangkok et ont failli provoquer un carnage dans un train à grande vitesse en France !

 

LA GRANDE ET LA PETITE HISTOIRE ESTIVALES

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Août 2015

La semaine qui vient de commencer est probablement la plus calme des semaines estivales. En ce milieu du mois d’août, bien que 40% des Français continuent pour des raisons diverses, à ne pas pouvoir partir en vacances, la majorité de nos compatriotes goûtent encore aux charmes de l’été. En famille, entre amis, en résidences secondaires, et pour certains en camping, villages de vacances, hôtels… Le premier clivage entre vacanciers demeurant un clivage économique : d’un côté et majoritairement, on consomme des hébergements non marchands. De l’autre, on se permet quelques nuits en hôtel ou en location, et pour une minorité seulement, hors frontières. Encore, ne va-t-on pas très loin…