Touriscopie

Le 12 février 2016

Les touristes chinois sont les bienfaiteurs de l’économie mondiale ! C’est en tout cas ce qu’explique le quotidien China Daily, précisant que le gouvernement chinois estime à prés de 3 milliards les déplacements durant la période du nouvel an, laquelle dure 40 jours. Mais surtout, selon Selon l’OTA Ctrip, les départs à l’étranger progressent de 6 millions, soit 15% d’augmentation. Ce qui permet aux touristes chinois de venir au secours de l’économie japonaise où ils représentent une dépense moyenne par personne de 2393 $… Les autres économies régionales : Vietnam, Thaïlande, Corée du sud se portent très bien également  bien grâce à eux, sans compter les Malls nord américains qui sont également les bénéficiaires de cette manne avec 30% de recettes supplémentaires… En somme, la Chine prépare bel et bien le monde au péril touristique jaune !

 

VIGNE-MONS

Révélatrice des changements climatiques, la vigne française comme les autres est en train de se métamorphoser. Dans les années à venir, les destinations de vignobles évolueront probablement et leur tourisme avec elles.

 

Lors d’une dernière conférence au Quai d’Orsay, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a eu le plaisir d’entériner la mise en place d’un site internet de promotion du tourisme œnologique français. Une bonne façon de quitter la scène et de laisser les clés de la maison à l’un des secteurs les plus porteurs du tourisme national. Selon Atout France qui a largement contribué à la création du site, on compterait bel et bien 3 millions d’adeptes de cette forme de tourisme et en 2015, on aurait enregistré 7,5 millions de visites de caves dont 2,5 millions de la part de touristes étrangers. Mieux ! Christian Mantéi, directeur d’Atout France, confirme que les exportations de vins rapportent à la France l’équivalent de la vente de 114 avions Rafale. Du sérieux, qui en doute ? qui vaut bien les 170 000 euros mis sur la table par des partenaires privés prestigieux et le secteur public. Et, une excellente manière de concurrencer des destinations de mieux en mieux équipées comme l’Espagne, l’Afrique du Sud, l’Argentine et autre Chili et Californie… Sauf qu’en matière de vins, rien n’est certain. A l’heure où l’on s’adonne à des exercices de prospective sur les 20 à 30 années à venir, le changement climatique en cours ne sera pas sans effet sur la « carte » des vins français. D’ores et déjà, les vignerons sont bel et bien convaincus de l’impact de la chaleur sur leurs vignes et sur la qualité de leurs crus.

Se confirme depuis une trentaine d’années, une augmentation du taux d’alcoolisation, plus particulièrement visible sur le pourtour méditerranéen, où le vin languedocien a gagné près d’un degré tous les dix ans. Autre nouveauté, on vendange généralement plus tôt et on vendange souvent la nuit pour éviter une oxydation des raisins. Mais d’aucuns vont bien plus loin. Récemment, un chercheur américain prévoyait la fin du vignoble du Bordelais ! Une annonce probablement très exagérée mais néanmoins débattue par des experts du CNRS et de l’INRA… Ainsi, selon Hervé Quenol : « la carte mondiale des vignobles ne sera plus exactement la même qu’aujourd’hui. On commence d’ailleurs à planter dans de nouvelles zones du nord de l’Europe »

On devrait également voir arriver en France de nouveaux cépages en provenance de pays plus chauds. Ainsi, « dans le Bordelais, certains essais sont faits avec des cépages portugais tandis que dans le Languedoc, on commence à tester des cépages italiens »…

Mutations en perspectives donc qui devraient largement occuper les membres du cluster oenotourisme d’Atout France.

En attendant, voir le site : www.visitfrenchwine.com et lire dans le prochain numéro de Touriscopie : une fiche prospective consacrée au sujet.