Touriscopie

Les start-up devraient relire Epicure

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La dernière promotion du Welcome City Lab – www.welcomecitylab.com- reflète en partie les besoins non satisfaits du côté des touristes. C’est son mérite. D’ailleurs, même les start-up non sélectionnées fournissent un éclairage sur les petites idées qui pourraient devenir de grandes « licornes », soyons ambitieux, et simplifier la vie des touristes !

Par exemple : les recherches autour de la problématique du « bagage du dernier jour » dont on ne sait que faire quand on doit quitter son hébergement et qu’on a un avion tard le soir, ne sont pas inutiles. Tout le monde ne séjourne pas à l’hôtel, les consignes sont rares. Donc « Gustave » pourrait s’en occuper.

Les tâtonnements autour du moyen de lutter contre les faux avis ont aussi leurs chances de se révéler un jour indispensables. C’est le but de : www.tripnlive.com qui propose une appli permettant à tout client d’un hébergement de réaliser un petit film standard et de le poster pour montrer la réalité, sans ambiguité… Mais, le pari et loin d’être gagné.
Les projets déjà très avancés concernant la possibilité de régler en groupes des billets de transport sans qu’il y ait une avance de trésorerie de la part d’un membre du groupe, vont pour leur part, dans le bon sens. Plusieurs start-up s’en occupent.

D’un autre côté, www.carlili.fr, autre exemple, propose d’ éviter des attentes fastidieuses dans les aéroports pour récupérer une voiture de location, et peut la restituer à la place du client, peut faire des heureux. Autre idée encore : Le « taximètre » qui permet de comparer les tarifs des vrais et les « faux » taxis. Il a ses chances.

Mais, il est moins certain que des services prétendant fournir des informations touristiques personnalisées, soient suffisamment performants pour donner satisfaction. La mise en relation est également complexe et lourde à gérer.

En fait, les réponses simples à des besoins simples ont des chances d’aboutir. Mais, dés que l’on sophistique les attentes, on risque des déboires. Ainsi, entre « Theatre in Paris » qui offre tout simplement des sous titrages de spectacles et Bubbleglobe qui prétend offrir des activités locales fournies par des « locaux », les chances de réussite sont loin d’être comparables. D’une part, on répond à un besoin « essentiel » et « nécessaire » : comprendre une autre langue. D’autre part, le client pourrait se débrouiller aussi bien tout seul !

En fait, il conviendrait de sérier à la façon d’Epicure « les besoins » réels des touristes, en distinguant bien les « besoins essentiels et nécessaires » comme manger, boire, dormir… et les « besoins non essentiels mais nécessaires » comme avoir des relations sexuelles, rechercher des plaisirs esthétiques…

Et l’on pourrait mettre de côté les « besoins non nécessaires et non essentiels » comme la richesse, la surabondance, la frénésie d’activités. Lesquels sont vains et n’apportent pas le bonheur, selon le philosophe.

LE 7 JUIN 2016 :  participez à la journée : « Innover et entreprendre dans le tourisme » organisée par la DGE,

Programme et inscriptionhttp://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/entreprendre-innover

 

 

DGE.7 juin