Touriscopie

UN TOUT PETIT MONDE QUI NE TOURNE PAS ROND

           NUMÉRO 197. Février- Mars 2017

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Avec en toile de fond une actualité pour le moins répétitive et non moins dangereuse, les candidats à la présidence n’ont pas vraiment fait recette dans les médias nationaux sur la thématique du tourisme. Une fois de plus, les rumeurs et autres incohérences de la vie politique ont anéanti en partie les échos d’un secteur qui, plus que jamais, devrait être privilégié. Mais, pas n’importe comment. D’autant que le monde et les pays fréquentables sont de moins en moins nombreux alors que l’envie de fuir est de plus en plus forte…

Objectif : 110 millions de touristes pour le candidat d’En marche !  La course à la quantité repartirait de plus belle à l’heure où elle devrait ralentir le rythme ? Bon ! Créer de l’emploi, pour Les Républicains, par la voix de JP Raffarin très impliqué sur ce sujet dans sa région, voilà qui est plus audible. D’autant que l’ancien premier ministre entend en cas de victoire, rattacher le tourisme au nouveau premier ministre ! Mais, pourquoi ne l’a-t-il pas fait en son temps ? Bizarre ! Augmenter le salaire minimum pour permettre aux Français de repartir en vacances, c’est là une facette du projet de JL Mélenchon… Sauf, que ce candidat a peu de chance de mettre son programme à exécution. Dommage !

… En fait, par les temps qui courent, l’avenir même proche, n’offre aucune visibilité. Ce qui n’est pas sans faire naître, au sein de nos sociétés, un sentiment redoutable que le politologue Brice Teinturier traduit par : « Plus rien à foutre ». Une attitude qui a engendré une nouvelle catégorie de citoyens : les « PRAF » !

Certes, on les voyait venir et augmenter depuis déjà une bonne dizaine d’années, au cœur d’une société fracturée, dont la principale responsabilité réside dans son impuissance à diminuer les inégalités, mais on n’imaginait pas qu’une catégorie marginale dans un premier temps, se répandrait sur l’ensemble des couches sociales où de nombreux instituts désormais les observent. Or, quand l’indifférence progresse et que la révolte se tait, avec entre ces deux attitudes, toutes sortes de positions plus ou moins radicales, nul ne peut être satisfait. Même si parmi les réactions de défense et de fuite deviennent des solutions de plus en plus partagées.

On reparle en effet « d’escapism », un terme que les Nord Américains chérissaient au temps du « bon président » GW Bush qui, aujourd’hui s’est mis à la peinture ! On en reparle parce qu’une décennie plus tard, notre tout petit monde non seulement tourne toujours aussi mal, mais simultanément, s’est aussi mis à rétrécir. Y compris outre Atlantique où les excès d’un sinistre clown risquent de mettre à mal les fondements de la société et par la même occasion, le tourisme.

Sans vouloir noircir le tableau, qui a franchement envie de courir le risque de rester coincé dans un aéroport avant d’être refoulé ? Qui a envie de cautionner les délires d’un président arrivé à la mandature suprême non pas par un hasard de l’histoire mais par la volonté délibérée de certains hommes et femmes d’en découdre avec la démocratie et de sacrifier des décennies de progrès social ? Pour le moment, il semblerait bien que la course à l’ « american dream » soit ralentie. Ce qui n’est vraiment pas un bon signe. Pourvu que la France soit épargnée par un scénario du même type !

Josette Sicsic. 

SOMMAIRE DU NUMÉRO 197

Comportements : Retour sur soi et envie d’ailleurs. Ce qu’il faut savoir sur notre société et nous. pages 1,2,3,4.

Comportements : Entre local et végétal : retour sur nos assiettes. Pages 5 et 6.

Marchés :   La famille européenne évolue. Pages 7 et 8.

Tendances : Tiny houses : plus qu’un mode. Pages 9 et 10.

Tendances : Le tourisme chamanique. Pages 11 et 12.

Tendances : Le développement personnel investit le luxe. Pages 13 et 14.

Tendances : La passion du local transforme l’hébergement. Pages 15 et 16.

Produits : Le voyage comme remède. Pages 17 et 18.

Débat : une planète en péril, un marketing de l’urgence. Pages 19 et 20.