Touriscopie

Un tourisme en quête de réparation

UN MONDE EN QUÊTE DE REPARATION

Baobab

Un océan de détritus de plastique dans le Pacifique, des baleines, des tortues et des cachalots qui étouffent avec 50 kilos des mêmes plastiques dans les bronches, des forêts que l’on abat, des inondations à répétition, des espèces qui disparaissent, les plus vieux baobabs d’Afrique qui meurent, une augmentation de la température de l’ordre de plusieurs degrés dans les villes… Les média et les petites et grandes ONG déploient bien des efforts pour que la sauvegarde de la planète devienne une cause prioritaire. Mais, les gestes accompagnent-ils les prises de conscience et les paroles ? Force est de constater que, d’une part, ce sont les gestes associatifs, les gestes du « colibri » qui font le plus pour éviter le pire. Et, que d’autre part, outre les stratégies nationales et internationales de préservation telles qu’on les connaît, le secteur touristique est moins actif qu’il ne devrait l’être. Parmi les derniers exemples en dates : une entreprise néerlandaise, depuis son lancement en 2011, a convaincu 15 540 clients d’utiliser ses épuisettes pour « pêcher » sur les eaux de la capitale néerlandaise 146 000 bouteilles et des détritus qui ont rempli 2914 sacs poubelles. Ces déchets ont permis à ce jour de construire 9 embarcations qui servent à transporter des volontaires chargés de récupérer à leur tour des plastiques flottants. Forte de son succès à Amsterdam, la société, qui se définit comme un « collectif de curieux », s’est récemment implantée à Rotterdam. Une partie des matériaux pêchés sur les canaux est également utilisée pour fabriquer des meubles ! L’information est séduisante. Elle est donc reprise. Pour autant, ce type d’actions change-t-elle l’avenir d’une planète qui est aujourd’hui obligée de faire appel à des initiatives privées pour être réparée. Car, c’est bien de cela qu’il s’agit. L’humanité a aujourd’hui la tâche de réparer les dégâts qu’elle a commis et qu’elle continue de commettre au nom de son développement économique.