Touriscopie

UN TOUT PETIT MONDE QUI NE TOURNE PAS ROND

           NUMÉRO 197. Février- Mars 2017

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Avec en toile de fond une actualité pour le moins répétitive et non moins dangereuse, les candidats à la présidence n’ont pas vraiment fait recette dans les médias nationaux sur la thématique du tourisme. Une fois de plus, les rumeurs et autres incohérences de la vie politique ont anéanti en partie les échos d’un secteur qui, plus que jamais, devrait être privilégié. Mais, pas n’importe comment. D’autant que le monde et les pays fréquentables sont de moins en moins nombreux alors que l’envie de fuir est de plus en plus forte…

Objectif : 110 millions de touristes pour le candidat d’En marche !  La course à la quantité repartirait de plus belle à l’heure où elle devrait ralentir le rythme ? Bon ! Créer de l’emploi, pour Les Républicains, par la voix de JP Raffarin très impliqué sur ce sujet dans sa région, voilà qui est plus audible. D’autant que l’ancien premier ministre entend en cas de victoire, rattacher le tourisme au nouveau premier ministre ! Mais, pourquoi ne l’a-t-il pas fait en son temps ? Bizarre ! Augmenter le salaire minimum pour permettre aux Français de repartir en vacances, c’est là une facette du projet de JL Mélenchon… Sauf, que ce candidat a peu de chance de mettre son programme à exécution. Dommage !

… En fait, par les temps qui courent, l’avenir même proche, n’offre aucune visibilité. Ce qui n’est pas sans faire naître, au sein de nos sociétés, un sentiment redoutable que le politologue Brice Teinturier traduit par : « Plus rien à foutre ». Une attitude qui a engendré une nouvelle catégorie de citoyens : les « PRAF » !

LA COMPLEXITE TOURISTIQUE

Un touriste complexe dans un monde complexe

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Les  performances de l’année écoulée ne sont pas aussi mauvaises qu’on l’a dit. Globalement, au niveau mondial, l’industrie touristique a bien tourné. Seules les destinations frappées par des attentats, des épidémies, des catastrophes environnementales, ont souffert. Parmi elles, la France qui ne pourra pas revendiquer de nouveaux records mais qui, en revanche, affiche avec optimisme ses prochains objectifs : 100 millions de touristes internationaux pour les années à venir ! Pourquoi pas ? Dans un monde en proie à la « disruption », la messe n’est pas dite et l’avenir n’est pas écrit. Comme nous avons pu l’expliquer au cours de la conférence consacrée au tourisme en 2050, dans le cadre de la journée « Entreprendre et Innovover dans le tourisme »   organisée par la DGE, les seuls indicateurs lisibles sont la démographie, en partie, l’environnement, la technologie et le développement des transports et de l’offre touristique. En revanche, nul ne peut prédire avec certitude ce que seront ces deux indicateurs majeurs : la géopolitique et l’économie qui peuvent faire et défaire les situations les plus établies.

LA DISRUPTION DU MONDE

 

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Bien entendu l’actualité récente est toujours dominée par les élections américaines et l’expectative qu’elle provoque parmi la grande majorité des états, de la Chine à Cuba. Mais, depuis l’annonce des résultats, l’actualité est également dominée par une querelle endogène parmi les média qui s’auto accusent de n’avoir pas vu venir la victoire d’un milliardaire, vedette de talk shows, acteur de quelques polémiques insupportables qui lui ont servi d’arguments politiques pour mener sa campagne. Et, en quelques heures, voilà que les élites des pays avancés découvrent qu’en démocratie, le peuple revendique son droit à la parole et peut s’exprimer à contre courant des opinions et des cadres établis.

En somme, dans un monde où tous les secteurs « disruptent », notamment le secteur touristique, les populations disposant du droit de s’exprimer, cassent les codes, rompent avec des décennies de conformité historique, bref, se révoltent quitte à faire n’importe quoi. Inutile de revenir sur les multiples exemples que l’actualité nous offre tous les jours de cette explosion déraisonnable qui va à l’encontre de la liberté et du bien-être des populations. Mais, c’est ainsi. Et, d’ores et déjà, le secteur touristique a un peu de souci à se faire. Tandis qu’il tente de combattre comme il peut les risques terroristes, la psychose qui s’est emparée de certaines clientèles, reste tangible. Les clientèles touristiques continuent de bouder la France. Il faut dire que les récentes images des commémorations du 13 novembre, largement diffusées dans la presse internationale, ont inévitablement ravivé des dramatiques souvenirs de l’automne passé. Pourtant, il fallait commémorer cette horreur pour éviter qu’elle se répète.

TOURISME : L’ INCONSTANCE

 

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Numéro 192. Octobre 2016

Les bombardements sur Alep auxquels contribuent largement la Russie suscitent fort peu de révolte dans l’opinion, désormais habituée à voir le Moyen-Orient se déchirer et la Syrie agoniser. Egoïstement, ce nouvel épisode d’un conflit impossible ne réchauffe pas les relations entre la France et la Russie et nous ne verrons sans doute pas beaucoup de touristes russes dans les rues de Paris ou de Nice tant que le président Poutine n’y sera pas accueilli, avec cordialité. En fait, la menace djihadiste et ses horribles accomplissements qui ont certes éloigné bon nombre de touristes de la France et l’empêcheront cette année de clamer son excellence en matière de tourisme, n’expliquent pas tout. Les relations internationales de notre pays avec bon nombre d’ambassades sont bien évidemment des accélérateurs ou ralentisseurs touristiques. Pour en revenir à la Russie, elle a réussi à saigner à blanc le tourisme turc en rapatriant ses ressortissants (environ 4,5 millions) avant de changer de position et de renouer ses relations avec R.T Erdogan qui a mis le pays au pas, en se livrant à des purges historiques. D’une péripétie géopolitique à l’autre, le visage de la planète tourisme change donc du tout au tout.

Mais, quand on assiste à une chute régulière par exemple des clientèles italiennes en Ile-de-France, ne doit-on pas également rechercher, dans la situation économique d’un pays, la cause d’une désertion ? A trop vouloir attribuer aux menaces terroristes la responsabilité quasi entière des difficultés du tourisme français, on minimise d’autres facteurs, notamment les économies en berne des pays de l’Union Européenne et des USA et les difficultés d’une jeunesse rejetée du monde du travail, ayant toutes les peines du monde à joindre les deux bouts. On oublie aussi que la situation économique de la France peine à se rétablir. La dernière note de conjoncture de l’Insee n’est pas rassurante (voir page…). Quant au Brexit, n’a t-il pas fait chuter la livre sterling et rendu les Britanniques plus pauvres, comme l’indique le quotidien « The Guardian » ?

EST-IL MINUIT DANS LE SIECLE ?

 

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Depuis 2015, comme nous l’avons déjà écrit, “nous avons été Charlie”, Paris, Bruxelles, Orlando, Istanbul, Kaboul… et maintenant Nice. Enfin, non pas vraiment, car beaucoup plus rares sont ceux qui aujourd’hui se rangent derrière ce slogan. Non qu’ils soient indifférents, non qu’ils ne soient pas solidaires. Non, ils sont révoltés. En quelques mois, le terrorisme s’est déplacé du symbole au tout venant. Des journalistes de Charlie-Hebdo à des promeneurs comme vous et moi désireux de passer un moment agréable devant l’une des plus belles baies du monde, l’actualité s’emballe. L’histoire aussi. Ce sombre vingt-et-unième siècle ne commence pas bien et nous aurions tort de penser que l’horizon va bientôt s’éclaircir. Comme nous l’avons déjà écrit, on pourrait bien assister à un crescendo de la violence dans les 20 années à venir, avant de connaître enfin une désescalade aux alentours de 2030.

A court terme, l’avenir du tourisme est donc brouillé et dangereux. Il l’est d’autant plus que, si l’on accepte de regarder de l’autre côté des frontières européennes, les ingérences chinoises en Mer de Chine, ne sont pas très rassurantes. Condamné par le tribunal de la Haye, Pékin semble pourtant décidé à poursuivre sa stratégie expansionniste, quitte à se mettre à dos tous ses voisins régionaux : Vietnam, Indonésie, Philippines…

DOUCE FRANCE : LES DIX PLAIES

 

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B° 189. Juin 2016

Après les attentats, les actes isolés de terrorisme, les inondations exceptionnelles, le mauvais temps endémique, les grèves et autres violences de rue perpétrées par de sinistres bougres lors de manifestations ou, pire, lors des match de football de l’Euro, la France n’a plus que deux ou trois nouvelles catastrophes à affronter et il en sera peut-être fini de l’acharnement divin ! Fatigués les Français ont en effet du mal à ne pas se recroqueviller dans leur carapace, afin de tenter d’esquiver les mauvais coups. En quelques semaines, il faut dire que nous avons eu droit à un aperçu en accéléré des tensions à l’œuvre sur la planète. D’Orlando au Royaume-Uni, que ces tensions soient climatiques, terroristes, iédologiques, industrielles, technologiques… elles grésillent en permanence le long des ondes numériques, laissant peu de place à l’optimisme, encore moins à l’espoir. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, il semble de plus en plus clair que, malgré les progrés sociaux indéniables, malgré les belles images d’un futur constellé de prouesses technologiques et scientifiques nous faisant croire en l’avénement du meilleur des mondes, des vents contraires à l’idée même de liberté et de bonheur soufflent de plus en plus fort

Et, même la perspective de prochaines vacances ne semble pas suffire à les contrarier. Car, malgré un tout petit mieux, la réalité économique n’est pas radieuse. Le sera-t-elle pour le secteur touristique qui, par expérience, imagine un rattrapage possible de ses faibles performances durant les mois d’été. Pourquoi pas. Les Français, cette année encore, pourraient s’accrocher à leur territoire au lieu de prendre leur envol vers un ailleurs de plus en plus limité, dominé d’ores et déjà par les performances du tourisme espagnol : +20% pour le moment et de la Grèce qui voit ses réservations croître de 5% à 10% par rapport à une année 2015 qui était déjà une année record. Mais, du côté turque par exemple, on annonce d’ores et déjà des chutes de 40%. En cause la désaffection des Russes, les attentats d’Istanbul. Mais pas seulement, le radicalisme désormais affiché du président turc n’est pas fait pour rassurer. Excédés, le Grecs ont d’ailleurs dénoncé la diffusion sonore du Coran par les haut-parleurs des mosquées de Sultanamet ! Ils sont les seuls.

1936 : LES VACANCES, UNE IDEE NEUVE !

 

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TOURISCOPIE. N° 188. Mai/juin 2016

 

A l’heure ou la loi El Khomry déchaine les frondes, l’on pourrait fêter les 80 printemps de la loi sur les congés payés votée en juin 1936. Laquelle rendait obligatoires deux semaines de congés payés alors qu’une autre loi réduisait le temps de travail hebdomadaire à 40 heures. Voilà donc 80 ans que les congés payés sont entrés dans la vie des Français. Symbolisées par des images qui sont désormais complètement ancrées dans les imaginaires, ces deux semaines constituent un acquis social de toute première importance pour les habitants de l’Hexagone, auxquels on reproche à tort, de ne pas travailler autant que les autres pays occidentaux. Depuis 1936, il faut dire que les deux semaines de vacances obligatoires se sont sérieusement allongées : une troisième semaine sous le gouvernement de Guy Mollet, une quatrième dans la foulée de Mai 68, une cinquième semaine en 1981 ainsi qu’une loi réduisant à 39 heures le travail hebdomadaire, sous la présidence de François Mitterrand et enfin, les RTT en 2002 !

Nous avons donc du temps pour nous. Nous en avons même de plus en plus, puisque le temps de travail s’est considérablement réduit. Selon Jean Viard, dans son ouvrage : « Le triomphe d’une utopie : la révolution des temps libres » ( Editions de l’Aube. 2015), depuis la révolution industrielle, dans les pays développés, on est passé d’une vie moyenne de 500 000 heures à une vie moyenne de 700 000 heures. La durée moyenne du travail salarié est passée pour sa part de 200 000 heures à 70 000 heures !

Et pourtant, nous sommes toujours stressés par le manque de temps ! Le temps libre est bel et bien une denrée précieuse, voire indispensable à une existence d’individu « normal », emporté dans la tourmente d’une aspiration dominante à l’hédonisme. Car « libre » est synonyme de « liberté » dans une société qui, comme la nôtre, en a fait sa devise.

Le 25 avril 2016.

Le 25 avril 2016.

C’est parti. Le premier Drone café existe. Il s’agit de petites soucoupes blanches aux yeux luminescents, servant des cocktails dans le premier « drone café » au monde à l’Université de Technologie d’Eindhoven. Dans ce bar du quatriéme type, les « serveurs » passent entre les tables en voletant… Le robot serveur nommé « Blue Jay », premier drone domestique d’intérieur autonome, s’approche de la table et prend la commande des clients qui pointent leur choix sur la carte, sous le regard attentif de ses caméras. « Ses yeux se remplissent alors petit à petit, comme une barre de téléchargement. Une fois qu’ils sont entièrement lumineux, cela veut dire que la commande est prête. Et un autre drone apporte la bouteille à table grâce à sa pince », L’avenir n’en finira pas de nous surprendre et de supprimer des emplois !

LE FUTUR DU TOURISME FAIT RECETTE

LE FUTUR DU TOURISME FAIT RECETTE

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Que penser d’une société préoccupée par son présent , oublieuse de son passé mais obsédée par son futur ?

Par les temps incertains que nous traversons, le secteur touristique comme les autres, vit au rythme de ses innovations ou prétendues innovations et porte un regard particulièrement attentif sur les surprises que pourrait lui réserver le futur.

Surprises bonnes ou mauvaises d’ailleurs mais surprises tout de même lui permettant d’ores et déjà de se ranger en ordre de bataille pour aller conquérir de nouvelles destinations, de nouveaux marchés, peut-être même quelques parcelles d’espace… A des allures de plus en plus accélérées, dans des véhicules robotisées, le regard et les sens enfouis dans l’irréalité d’une réalité virtuelle omniprésente… Intelligence artificielle, robots, objets connectés mais aussi vêtements intelligents, nourriture imprimable, restaurants du quatrième type, montagnes, rivages et îles artificiels, villes méconnaissables à force d’être « smart »… Le tourisme a-t-il un futur et lequel ? Et, le touriste dans tout cela, quel visage aura-t-il ?

… Pour tenter de lire les pages de l’Atlas de l’avenir, deux manifestations dés ce printemps vont esquisser quelques réponses :

Le 19 et le 20 mai, les premiers entretiens du tourisme du futur à Vixouze, dans le Cantal, réuniront une imposante palette de spécialistes de tous horizons :  www.lesentretiensdevixouze.com

Le 7 juin, la Direction générale des entreprises organisera une journée consacrée à l’innovation et l’entreprise, à laquelle Touriscopie participera en tant qu’intervenant sur la séance inaugurale.  Programme et inscription : http://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/entreprendre-et-innover-dans-tourisme-2016

LE MEILLEUR DES MONDES ?

 

 

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Inutile d’aller au cinéma ni dans une fête foraine, la technologie va tellement vite que notre quotidien change tous les jours, sous les coups répétés de nouveautés technologiques qui, si elles ne sont pas forcément révolutionnaires, portent en elles le germe de l’innovation et transforment insensiblement notre quotidien en une sorte de monde magique. Un « Magic world » où il suffit d’appuyer sur une touche, de clicker sur un écran ou de passer une commande vocale, et nous voilà servis et parfois très bien servis par des applications impatientes de se rendre indispensables et de se ranger parmi les « scale up ». Car, en grandissant et en devenant prospère, on sort de son état de start-up pour accéder à une terminologie plus valorisante. Encore plus étonnantes que les applications, devenues si banales qu’on leur demande l’impossible, les robots humanoïdes qui ont investi assez rapidement le monde du tourisme : croisières, aéroports, hôtels voituriers, restaurants, musées… Avec tous les bonus et les malus que cela comporte. Notamment sur l’emploi.

Bien entendu la géopolitique défrayée par les crises migratoires, les révélations de fraudes fiscales à grande échelle impliquant une grande partie de politiques, les coups de butoir contre l’Union européenne, n’a rien de réjouissant, surtout à la veille des vacances de printemps et d’été dont on ne peut encore prédire grand chose, si ce n’est qu’elles seront bienvenues et que chacun cherchera à en tirer le meilleur parti.

Les start-up devraient relire Epicure

Les start-up devraient relire Epicure

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La dernière promotion du Welcome City Lab – www.welcomecitylab.com- reflète en partie les besoins non satisfaits du côté des touristes. C’est son mérite. D’ailleurs, même les start-up non sélectionnées fournissent un éclairage sur les petites idées qui pourraient devenir de grandes « licornes », soyons ambitieux, et simplifier la vie des touristes !

Par exemple : les recherches autour de la problématique du « bagage du dernier jour » dont on ne sait que faire quand on doit quitter son hébergement et qu’on a un avion tard le soir, ne sont pas inutiles. Tout le monde ne séjourne pas à l’hôtel, les consignes sont rares. Donc « Gustave » pourrait s’en occuper.

Les tâtonnements autour du moyen de lutter contre les faux avis ont aussi leurs chances de se révéler un jour indispensables. C’est le but de : www.tripnlive.com qui propose une appli permettant à tout client d’un hébergement de réaliser un petit film standard et de le poster pour montrer la réalité, sans ambiguité… Mais, le pari et loin d’être gagné.
Les projets déjà très avancés concernant la possibilité de régler en groupes des billets de transport sans qu’il y ait une avance de trésorerie de la part d’un membre du groupe, vont pour leur part, dans le bon sens. Plusieurs start-up s’en occupent.

LE LIEVRE ET LA TORTUE ?

 

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Pendant que professionnels et grand public prennent le chemin du Salon Mondial du tourisme, les enquêtes, sondages, baromètres reprennent le chemin des médias où ils sont traités sans beaucoup de discernement. Peu importent les méthodes, les échantillons, les supports utilisés par les statisticiens et les enquêteurs. Ainsi, pendant que l’excellent baromètre Oppodo/ Raffour interactif fait le bilan des départs longue durée, marchands et non marchands, et de courte durée, marchands, pour l’année 2015, et enregistre une baisse de 2% de ces départs, le SNAV propose ses observations sur 2016. Le syndicat souligne une hausse de 1,5% pour les 2 premiers mois de l’année, avec en tête les USA, Thaïlande, Canada, Ile Maurice… Rien à voir. D’autant qu’ il ne s’agit que d’un reflet des ventes en agences membres du SNAV.

Evidemment, le SETO offre lui aussi un panorama des achats de voyages, mais sur la période allant de novembre 2015 à fin février 2016. Il enregistre pour sa part une baisse de 3,8%. Mais, là encore, ne sont concernées que les agences membres.

Autre type de sondages : Lastminute constate que : « 2016 donne des envies d’évasion aux Français ! A l’étranger, pour 47,2%. En moyenne deux fois dans l’année pour 37,8%. Mieux, nos compatriotes seraient devenus un peuple de grands voyageurs, avec 64% de personnes alternant grandes vacances et courts séjours ! Evidemment, tous ces pourcentages ne concernent que les utilisateurs de Lastminute.