Touriscopie

La stratégie du colibri pour sauver l’image de Paris

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Le hashtag #ParisWeLoveYou va t-il permettre de redonner l’envie de Paris à des touristes qui, pour le moment, ne semblent pas encore prêts à venir passer les fêtes de fin d’année dans la capitale ? C’est en tout cas, le pari que font la cinquantaine d’entreprises membres d’Alliance 46.2 qui ont décidé de soutenir de leur notoriété et de leurs deniers une campagne, somme toute légitime. Le concept de la campagne ? Tout le monde s’inscrit sur le site et envoie des photos d’une capitale mythique mais surtout apaisée dans laquelle on ne risque plus d’essuyer une rafale de mitraillettes en allant boire un café à une terrasse ou en allant écouter un concert !

 

Et, si c’était vrai ?

 

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Alors que la COP21 bat son plein et que l’humanité reste suspendue aux décisions finales qui scelleront sa survie ou sa disparition à moyen terme, les artistes amateurs ou professionnels s’en donnent à coeur joie en matière de détournement, invention, créations susceptibles de suggérer le monde de demain. Parmi eux, Chris Marin a produit des photographies des monuments parisiens les plus emblématiques envahis par une végétation sauvage après que les citadins s’en soient éloignés. Futur proche ou lointain ? Futur à 2 ou à 4 degrés ? Futur invraisemblable ou probable ? Il n’en reste pas moins que ce type de scénario du futur qui se base sur des récurrences historiques somme toute banales comme l’abandon des grandes cités de l’empire maya ou de la cité d’Angkor au Cambodge, n’est pas totalement dénué de sens.

Paris : une capitale pas comme les autres

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Le 25 décembre 2015. Le « black Friday » aura eu plus d’impact sur la fréquentation parisienne que les attentats de janvier 2015. L’OTCP vient de publier des données préoccupantes : la perte moyenne de taux d’occupation est de 24 points. Toutefois un retournement de tendance  semble s’esquisser depuis ce week-end, indique le cabinet Forwardkeys. En fait, toute la question est de savoir combien de temps est désormais nécessaire à un retour de la confiance touristique internationale. Donc, toute la question est de savoir quelle analyse on fait de la situation politique. Deux attitudes oscillant entre deux extrêmes sont possibles : d’une part, certains considèrent que l’on est entré dans un nouveau cycle, une situation à l’Israëlienne dans laquelle chacun s’accommode de la nouvelle donne et continue à vivre, donc à voyager.

La peur est normale et respectable

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A peine les atrocités parisiennes avaient-elles eu lieu que la presse, toujours aussi délicate, s’évertuait à passer à l’étape suivante : les comptes et décomptes des annulations hôtelières, des manifestations reportées, des touristes perdus… Comme si seule avait de l’importance cette petite comptabilité mesquine qui ne voit parfois le monde qu’à travers sa calculette. Non, bien évidemment, le secteur touristique n’est pas sans partager les deuils du pays et ses témoignages de sympathie ne manquent pas.

On a tué Paris, on est tous Paris… Et aprés ?

Numéro 182-183. Novembre 2015

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En Janvier, on a tué Charlie, et nous avons tous été Charlie. En Novembre, on tue Paris et, « nous sommes tous Paris ». Plus tard, on tuera sans doute la France et « nous serons encore à l’unisson la France »… Et puis, un jour, on tuera le monde et quelques uns d’entre nous voudront sans doute encore tenter d’«  être le monde » mais ne le pourront plus. Le manège infernal doit s’arrêter et les états libres et démocratiques doivent accepter la réalité aussi inacceptable soit-elle, selon laquelle ils sont entrés dans une nouvelle forme de guerre où l’ennemi ne parle pas le même discours que nous et ne partage pas les mêmes valeurs.

Après le 11 septembre 2001, le monde a changé et certains d’entre nous ont eu la lucidité de dire « ce ne sera plus comme avant ». Après le 13 Novembre 2015, admettons-le, notre « Douce France » ne sera plus comme avant car ce ne sont plus des symboles qui ont été attaqués, mais vous et moi. Des gens ordinaires qui écoutaient de la musique, buvaient un verre, s’enthousiasmaient pour une équipe de football, fumaient une cigarette et s’imaginaient encore vivre dans un monde en paix.

… Quand Eric Hobsbwam parlait de la barbarie du siècle passédans son livre célèbre « Le court vingtième siècle » », il laissait entendre que le vingt et unième siècle ne serait guère mieux. Une vérité douloureuse à entendre mais face à laquelle nous devrions probablement en finir avec nos attitudes angéliques.

Pour ceux grandis dans le mythe romantique d’un monde sans frontières dans lequel les citoyens du monde se déplaçaient librement, la nouvelle donne est difficile à admettre. Quant à l’industrie touristique qui s’est construite sur la rencontre de l’ailleurs, elle a du mal à se positionner sur cette nouvelle géographie où la France et l’Europe sont tout aussi vulnérables que la Tunisie ou l’Egypte face au terrorisme.

Que faire ? Essayons de ne pas attendre de devoir tous être un genre humain diminué et affaibli qui regrettera l’époque bien heureuse où il rêvait candidement d’être « augmenté » par des Smartphones et des puces et, disait « Nous sommes tous Paris », en allumant librement de petites bougies devant des lieux meurtris…

Josette Sicsic

 

Le 20 novembre 2015.

Argumentant sur le fait que la plupart des terroristes ayant sévi en France ont un passeport français ou européen, le sénateur américain Paul Rand suggère de ne plus laisser les touristes français entrer sur le sol américain. Ni les réfugiés…

Le 30/10/2015

L’autorisation d’avoir un deuxième enfant en Chine devrait générer 2,5 millions de naissances par an et 13 milliards de dépenses dans le pays. Un tourisme familial chinois pourrait se révéler.

Le 26/10/2015

Airbnb ne manque pas d’air. A San Francisco, le site vedette s’est essayé à une campagne publicitaire incitant la mairie de la ville à faire bon usage des dollars qu’il reverse via les taxes professionnelles. Un faux pas de plus ! Lire Touriscopie. N°181 et chronique du 30 novembre sur newsletter www.tourmag.com

Alertes . 7 NOVEMBRE 2015

LA GUERRE DES CHEFS A BIEN LIEU : EXPEDIA, TRIPADVISOR, AIRBNB, BOOKING

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Il ne fallait pas être devin pour prévoir que, c’est au niveau des majors et des majors nord américains, qu’était en train de se jouer le futur de l’hébergement touristique. Le rachat par Expedia de Homeaway, très largement commenté, ne constitue en effet qu’un pas de plus vers la domination mondiale des quatre géants américains du tourisme en ligne : Homeaway allié à Expédia, Flipkey allié à Tripadvisor et plus que jamais Airbnb capable de développer une nouvelle offre alternative tandis que Booking.com confirme son hégémonie en se montrant capable de distribuer et vendre instantanément toutes les catégories d’hébergements enregistrés sur son site…Mais, quel bénéfice en retirera le touriste :  A lire le prochain Touriscopie. N°182

 

LE GOUT DE L’ORIENT BATTU EN BRÈCHE

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Alors que les prix littéraires consacrent des oeuvres prenant l’Orient pour décor, ravivant ainsi le goût des Français pour des contrées devenues parties intégrantes de leur histoire : qu’il s’agisse de l’Egypte, la Turquie, le Liban, la Syrie… Jamais les cartes n’ont été aussi brouillées dans cette région. Et ce n’est pas le crash de l’avion russe dans le Sinaï qui rassurera les touristes et leur fera reprendre la route des Pyramides ou, à une moindre échelle, celle du Bosphore. La victoire du R.T Erdogan n’est pas une très bonne nouvelle non plus. A moyen terme, elle risque de contrarier les ambitions touristiques du pays qui était prêt à s’envoler vers les 50 millions d’arrivées internationales… C’est décidément la géopolitique et pas la littérature qui guident les touristes. A lire le prochain numéro de Touriscopie. N°182 : L’éloge des frontières.

LA FASHION WEEK DU TOURISME EN PANNE DE CRÉATIVITÉ

 Djerba400x300Octobre 2015. Numéro 181 

Tous les ans à la même époque, les professionnels du tourisme aiment à se retrouver porte de Versailles afin d’affirmer leur bonne santé et leur bonne humeur. Déployant leurs bannières, leurs musiques, leurs images… sur des stands plus ou moins imposants, destinations et opérateurs multiplient, dans les allées, poignées de mains, accolades et rendez-vous plus ou moins « éclair », pendant que quelques conférences tentent de faire le point sur les sujets porteurs d’avenir. Mais, à part la planète start-up, la fashion week du tourisme ne semble pas très inventive.

L’INSOUTENABLE LÉGÉRETÉ DE L’ÉTÉ

images-2Septembre 2015. N° 180

Libéralisation de l’autocar, ouverture des magasins dans les zones touristiques… L’été français a été marqué par une série de petits faits qui ont insensiblement modifié son visage touristique. Le tout, sur un fond de ciel bleu quasiment ininterrompu qui a réjoui l’ensemble des vacanciers et confirmé qu’une météo au beau fixe demeurait le principal critère de satisfaction touristique. Ciel bleu égal vacances réussies. Il n’y a décidément rien de bien nouveau sous le soleil !

Pendant qu’un peu partout dans l’Hexagone, on pavoise, produisant d’ores et déjà et avant même la fin de l’été, des statistiques de fréquentation positives, le ciel n’a pas été partout sans nuages. Les battements de l’aile du papillon ont bel et bien créé des remous sur un ensemble de secteurs : comme l’agriculture et l’élevage, toujours victimes des excès de la politique agricole européenne. Comme la crise grecque qui, loin d’être résolue, oblige le pays à vendre ses bijoux de familles, en particulier ses aéroports et déjà quelques plages, mais a fait bondir le tourisme hellénique rallié par toutes sortes de sympathisants. Que dire également de la tragédie de migrants sur les côtes et les routes européennes qui laisse nos pays totalement décontenancés… Que dire enfin, comme à l’habitude, de ces actes terroristes insensés qui ont touché la Tunisie et assassiné son tourisme, qui touchent l’Afrique et le Moyen Orient tous les jours, qui tuent à Bangkok et ont failli provoquer un carnage dans un train à grande vitesse en France !

 

LA GRANDE ET LA PETITE HISTOIRE ESTIVALES

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Août 2015

La semaine qui vient de commencer est probablement la plus calme des semaines estivales. En ce milieu du mois d’août, bien que 40% des Français continuent pour des raisons diverses, à ne pas pouvoir partir en vacances, la majorité de nos compatriotes goûtent encore aux charmes de l’été. En famille, entre amis, en résidences secondaires, et pour certains en camping, villages de vacances, hôtels… Le premier clivage entre vacanciers demeurant un clivage économique : d’un côté et majoritairement, on consomme des hébergements non marchands. De l’autre, on se permet quelques nuits en hôtel ou en location, et pour une minorité seulement, hors frontières. Encore, ne va-t-on pas très loin…